
De nos jours, bien des cris d'alarme sont lancé sur la santé de notre Gaïa en bien mauvaise forme. Cet envoi cherche à ouvrir une discussion sur l'avenir de notre planète, mais aussi celui de notre société.
La bien humble proposition que j'aimerais faire est la suivante: Il n'y a pas de solutions à des problèmes environnementaux si on ne pense pas une nouvelle façon de vivre ensemble. Dans les années 70, au Québec, les universités ne construisaient pas de stationnement dans leurs nouveaux
édifices, l'État finançait le transport en commun qui coûtait moins (en valeur réelle) que de nos jours. Pourquoi en 2007, avec tous les cris d'alarme, on en fait moins qu'avant?
Je propose une écologie sociale. Une nouvelle manière de vivre en commun, avec moins d'énergie, moins de transports (plus de vélo!), des villes qui maximisent la proximité résidence-travail-participation-démocratie, des jardins sur les toîts, du travail décent pas pour des multinationales et des soins de santé gratis pour toulmonde (et préférablement que les gens sachent se soigner). Désolé, je ne cherche pas des solutions à des problèmes... j'aimerais qu'on évite les problèmes.
Déjà en 1973, le prêtre et philosophe Ivan Illich critiquait la crise énergétique et disait qu'il y avait urgence. «Si l'on ne détruit pas l'illusion que plus d'énergie, c'est mieux, on ne pourra résoudre la "crise de l'énergie». Les centrales solaires, éoliennes, hydro ou quoi que ce soit de renouvelables ne régleront rien. Les arguments de Ivan Illich ne mentionnent pas à l'Écologie (dans son temps on n'en parlait à peine), mais à l'Équité. La surconsommation énergétique a des effets négatifs d'abord sur le tissu social, pas juste sur la Nature. Traffic, inégalité, perte d'espace public, maladies de toutes sortes, gaspillage, crise économique, oppression, bureaucratie, etc.
Ivan Illich rêve d'une démocratie à distance de vélo!
PS. Cet en voir est une suite de la discussion sur l'entrée: et de sauver le monde ...
PPS Livre Énergie et Équité d'Ivan Illich sur le lien indiqué.
